« Chaque pas est une thérapie. Le chemin m'a rendu à moi-même. »
Il y a plus de vingt ans, l'alcool faisait partie de mon quotidien. Trop. Alors j'ai arrêté, pas parce que c'était facile, mais parce que continuer coûtait plus cher que changer. Puis les médicaments ont pris la place. J'ai arrêté encore. Des années plus tard, le tabac.
Mais les addictions n'étaient qu'une partie de l'histoire. Il y a eu les problèmes financiers. Le divorce. Les moments où tout vacille à l'intérieur pendant qu'on fait semblant d'aller bien.
Au lieu de fuir, j'ai commencé à observer. À comprendre pourquoi on tombe, pourquoi on répète, pourquoi on sait sans arriver à faire autrement. Je me suis formé, en nutrition, en neurosciences. Et en chemin, j'ai découvert que je vis avec un TDAH. Pas un diagnostic qui enferme : une clé qui ouvre.
Ce n'est jamais un manque de volonté. C'est un fonctionnement global.
Le chemin vers Compostelle n'est pas qu'un défi. C'est un symbole : celui de la reconstruction, de la preuve qu'après des chutes, on peut avancer. Pas à pas.
Soutenir ce projet, ce n'est pas soutenir un homme qui marche. C'est soutenir un message : rien n'est figé, on peut se relever, et comprendre comment on fonctionne peut changer une vie. Ce chemin est le mien. Mais ce message est universel.